The Top End - suite

Publié le par Anne et Tibo

 

Après la petite descente en canoë dans les gorges de Katherine, nous avons fui l’intérieur des terres du Nord et sa chaleur étouffante. Nous maintenons la barre au Nord pour rejoindre Darwin, capitale du Northern Territory, qui borde la mer du Timor. L’objectif, retrouver un peu la fraicheur de la mer et recharger un peu les batteries après 2 semaines de voyage, au cœur des plaines arides, et de nuits trop chaudes.

Cependant, la ville de Darwin devra nous attendre encore un peu car nous arrivons aux portes du Kakadu National Park. Ce joyau du Top End (comprenez la pointe Nord de l’Australie), terre sacrée pour les aborigènes, figure parmi les sites incontournables du pays d’Oz. C’est en grande partie pour avoir le privilège de fouler cette terre, que nous avons tout mis en œuvre pour arriver avant la saison des pluies…

Ca y est nous y sommes !

PA280025Une carte du parc nous a été remise au centre des visiteurs mais nous nous apercevons bien assez tôt qu’il n’y a qu’une route principale (c'est-à-dire bitumée). Nous entrons par le Sud…Après quelques kilomètres nous bifurquons sur la première piste qui doit nous conduire aux abords d’une cascade où se trouve le camping le plus proche. La piste est vraiment abimée par la pluie et le passage des 4*4… Nous progressons lentement pour ne pas endommager la voiture… Un panneau nous indique que nous sommes à 40 km de piste du site… Trop loin ! Déjà l’orage gronde au loin…
A contrecœur, nous devons faire demi-tour pour rejoindre la route principale. Nous ne nous sommes pas trompés. La pluie martèle le sol avec violence et nous roulons encore 50 km pour enfin trouver un camping accessible.

Le lendemain, la pluie a cessé… Nous commençons par explorer les marécages de Yellow Water bien à l’abri sur des passerelles en bois. Au milieu de l’eau, un crocodile de taille respectable fait des allers retours avec grâce, filant à la surface en silence, ne semblant pas s’offusquer outre mesure de la présence de visiteurs.

Nous reprenons ensuite notre route… La plupart des pistes nous sont inaccessibles car nous ne disposons pas de 4*4, la chaleur et la prolifération de mouches rendent les longues marches à pied illusoires… La frustration commence à nous gagner.

Jusqu’à ce que nous parvenions à Ubirr, l’extrémité Nord-Est du parc…Ici un sentier sillonne parmi les palmiers, les grottes et les peintures rupestres aborigènes, vieilles de plusieurs milliers d’années, qui ornent la roche orangée. Au bout de ce sentier, un monolithe de pierre noire se dresse devant nous… Nous retirons nos chaussures et grimpons pour atteindre un point de vue…

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Arrivés au sommet, l’émerveillement efface toutes les déceptions passées. Devant nous s’étend une plaine marécageuse à perte de vue… Des grands échassiers et des cacatoès volent majestueusement au dessus de ces terres baignées par la lumière orange du coucher du soleil. Ce paysage presque irréel, nous fait l’effet d’un retour dans le temps. On se croirait revenu au temps des dinosaures, à tel point qu’on s’attend presque à voir déboulé une armada de diplodocus. Seule la nuit tombée et les gardes du parc sont en mesure de nous arracher à cette contemplation.     

Au petit matin, pas de temps à perdre, nous embarquons sur un petit bateau en compagnie de Robert (un guide aborigène) pour une petite croisière sur la East Aligator River. Nous sommes seuls sur la rivière, exception faite des crocodiles qui se prélassent sur les berges. Notre guide nous explique bon nombre de choses sur les différentes plantes qui peuplent les environs. Il nous fait également une démonstration du maniement des armes de son peuple natal. Lui-même est né dans le Bush et ne quittera ces terres pour rien au monde.

La croisière touche à sa fin... Dans nos têtes, un sentiment mitigé… Certes le Kakadu National Park reste un des plus beaux sites du pays des kangourous mais il est également un paradis pour les amateurs de 4*4 et les tours opérateurs… De nombreuses pistes non praticables en voiture permettent de rejoindre les plus beaux sites… C’est là tout le paradoxe du lieu, à savoir que seuls les gens roulant dans les voitures les plus polluantes, peuvent avoir accès aux merveilles de cet environnement. Une vision quelque peu satirique nous direz vous mais pas si éloignée de la réalité.

Nous partirons donc sans avoir pu saluer les chutes les plus réputées du pays…

Malgré une certaine frustration pour nous qui n’avions pas de  4 Wheels Drive, comme on dit dans le coin, nous en sortons quand même avec de très bons souvenirs alors que les premières habitations de Darwin pointent le bout de leur nez.

 

PS : Nouvelles photos dans l'album Kakadu National Park

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M
Pas sûr que vous vous rendiez compte des émotions que génèrent vos textes, de l'aspiration au voyage, à la liberté et à la découverte qu'ils génèrent! Alors je vous le dis... Continuez comme ça!<br /> ;-)
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